Là-bas.

# Posted on Tuesday, 21 July 2009 at 6:29 PM

Last Night. Last Things.

Last Night. Last Things.


Si les premières fois sont importantes mais pas forcément notoires, les dernières ont un intérêt tout
particulier : c'est une rupture, l'indication qu'un nouveau quelque chose s'annonce, qu'on avance ( même si on a parfois l'impression de reculer, considérablement ), ou simplement, l'occasion de recommencer. J'y attache de l'importance ( comme à toutes ces choses insignifiantes auxquelles un être humain normal n'attache précisément aucune d'importance ) parce que ce sont des moments de la vie où tout se bouscule, le coeur est une véritable éponge & récolte les moindres gouttes de sentiments, de sensations. On se rappelle. On savoure. On regrette. Mais on sait qu'on va forcément retomber sur ses pieds & faire mieux .

J'erre comme une âme en peine dans une maison vide où l'espace manque. Je récolte les quelques objets qui trainent encore, qui n'ont pas été aspirés dans un carton. C'est la dernière fois que j'entends le bois du plafond craquer comme si la maison frissonnait. La dernière fois que je dors entre ses murs. Le carrelage de la terrasse est encore chaud, il n'y a aucun souffle de vent. Le temps se fige, comme pour mieux nous laisser profiter de ce qu'on aura bientôt plus.

Je laisse ici mon velux que j'adore. Ma chambre, immense & pleine de souvenir. Une cicatrice sur le parquet, en plein milieu ; la marque d'une soirée magique. Ma chambre, & sa peinture rouge pompier sur le rampant. Celle dont j'étais censée me lasser au bout de deux ans, mais que j'aime toujours tellement & que j'aimerai emmener avec moi. En faite, c'est toute cette chambre que j'apprécie. Elle me ressemble, je trouve. J'abandonne des souvenirs, ils ont roulés sous le lit & attendent d'être jeté en boule dans un autre recoins de la maison, mais s'en iront avec nous. Parce que pour le moment, je préfère oublier. Je les déballeraient plus tard.

C'est ici que nous avons fait l'amour pour la première fois. J'ai accumulés des tas de choses qui n'auront peut-être pas la même brillance ailleurs. Je sais qu'ici c'est chez moi, mais que c'est aussi un peu chez toi. Qu'on était dans notre nid douillet, même si on était pas vraiment chez nous. L'arrêt de bus au bout de l'allée sera toujours le notre, & la ligne à beau changé de numéro, ils seront toujours à nous.
Je n'arrive pas à me défaire d'ici. Pourtant, j'en ai vécu des déménagements, & ils sont tous différents. Mais je sais que de loin, on les attend avec hâte & quand on se retrouve devant le fait accompli, on à peur. & j'ai fini par me convaincre que c'est une réaction normale. & là, j'ai très peur.

Je ne sais pas quelle musique j'avais en tête en entrant ici, mais celles qui me viennent en sortant sont comme des évidences. Ce sont des chansons qui se sont installées comme pour toujours & qui semble être là, aussi, depuis toujours.

What Sarah Said - Death Cab For Cutie
Comme Des Enfants - Coeur de Pirate
Caravan - Efterklang
Indi Groove - Chinese Man
Beath Me - Sia
Do It Again - Nada Surf



& comme tout se croise & se mêle, je laisse ce blog derrière moi comme je laisse ma maison. Cette article est un point à ces deux chapitres lus & vécus simultanément. L'un est au sens propre, l'autre est au sens figuré. Parce que oui, vraiment, pour moi c'est un peu la même chose. Rien ne change à part le décor, finalement. Mais je sais qu'ici j'étais à l'abri, que j'avais des repères & que j'étais sûre. Là où je vais, je ne sais rien. J'ai peur parce que je sais que tout s'accélère, que je perds le contrôle & que devant moi tout est noir. Mais je fonce quand même. C'est aussi ça, grandir.

Alors voilà, merci .

# Posted on Tuesday, 21 July 2009 at 6:01 PM

Edited on Wednesday, 19 August 2009 at 8:19 AM

SOON.

SOON.
Carré boiteux. Toujours.
Toujours ces choses qu'on ne peut pas expliquer.
Toujours ces gens qu'on croit connaitre & qu'on arrive pas à comprendre.
Toujours ce goût doux amer en bouche.


Je sais qu't'es là, mais j'ai toujours pas envie de te voir. Ni de te parler. Ni de savoir que tu vas bien. J'ai envie de me foutre de ton existence mais malheureusement je suis plus humaine que toi, alors tu me restes juste en travers de la gorge, comme si j'avais avalé de travers.
Quand je repasse dans ma tête le film des choses qu'on a faite, des projets qu'on avait fait, les moments incroyables qu'on à passer ensemble j'ai envie de te serrer dans mes bras, de te dire que c'est pas grave, que t'as déconnée.
& quand j'analyse ta façon d'être, tes réactions, tes ( mauvais ) choix, ta mauvaise foi, j'ai vraiment envie de te laisser de côté.
Alors, pour tout résumer : JE NE SAIS ( toujours ) PAS.


# Posted on Sunday, 19 July 2009 at 5:18 PM

Edited on Monday, 20 July 2009 at 6:39 PM

Post Trauma ( Chinese Man ) // Le tri par le vide.

Post Trauma ( Chinese Man ) // Le tri par le vide.


Une énorme faille spatiotemporelle.



Aujourd'hui, il y a un vent furieux & un soleil resplendissant qui pousse les nuages. Bretagne, Normandie. Les pieds dans l'eau, chaussés de mes magnifiques bottes jaunes, si j'ai mis un short c'est parce que c'est les vacances, pas parce qu'il fait chaud. Ce soir on ira chercher du lait à la ferme, pour le petit déjeuner & demain on va aller au marché, peut être faire du canoë. Hier quand on est arrivé après dix heures de voiture, tout le monde était déjà là, le poiret était sur la table & on à manger à dix huit autour d'une table minuscule. On a ouvert deux camemberts de la ferme voisine & à la fin du repas il n'en restait plus. Angleterre. Quand la pluie infiltrait l'habitacle de la voiture par la fenêtre avant passager & quand c'était impossible de dormir avec toute cette eau qui nous tombait sur la tête. Les nuages qui défilaient, énormes, aux formes improbables. York & ses petites boutiques. Si l'Enfer était sur terre, c'est là qu'il serait, & pas ailleurs. De minuscules boutiques aux étagères branlantes où s'empilent boîtes, thés, tasses, draps, baumes à lèvres, figurines, accessoires, T shirt, sacs, objets Pylones, etc etc. & comme on paye pas en euro, on à l'impression qu'on va payer moins cher ( psychologiquement ) alors que c'est le contraire. & ça, c'est vraiment machiavélique pour une pauvre âme sans aucune volonté de garder son précieux argent ( = moi, bizarrement, dans ces moments là ).
___


J'avance, ou je recule, ça dépend des jours. Je ne trouve plus le juste milieu ; en faite, tous mes repères s'effondrent. Les cartons envahissent chaque recoins de couloir, chaque centimètre carré de carrelage. Pendant que certains sont au bout du monde, moi je suis là, sous la grisaille & les souvenirs qu'on oppressent dans des boîtes. Je n'arrive pas à me dire que c'est un mal pour un bien. Je suis triste. & paradoxalement mes placards n'ont jamais été aussi bien rangés ( par " bien rangés " comprenez " vides " ). Je vois déjà ma vie dans un an. Vie qui ne sera pas comme je l'imagine, parce que tous les fantasmes que j'ai en tête finissent toujours par se transformer en truc banals & cons. & moi je n'veux pas.
Je transforme un cahier aux pages blanches en un ramassis d'objets hétéroclites trouvés dans les magazines ; des choses inutiles que je ne posséderais jamais. Je fais des listes, j'inscris des idées au hasard. Je gribouille des choses insensées. Faire des listes me permet de croire que je maîtrise ce qui arrive & ce qui va se passer plus tard.
J'ai mal au dos, je suis une larve. Je tue le temps avec Dr House, Secret Story, la préparation du repas du soir, l'entassement d'affaires dans des cartons, Kevin, en dormant. Parfois je vais enduire les murs de ma chambre. Parfois je balaye. Ma vie est palpitante & je crois bien que je n'en peux plus.

Si je dis / fais n'importe quoi, c'est parce que je comble un vide.
Ceci est une excuse.

# Posted on Sunday, 19 July 2009 at 5:47 AM

Edited on Sunday, 19 July 2009 at 5:28 PM

En cours de T R A N S I T I O N.

En cours de  T R A N S I T I O N.
La pluie succède à la pluie, comme un éternel cycle. Les rares rayons de soleil font briller les gouttes, comme des diamants. Je ne suis qu'un souffle. Je m'immisce entre vos murs, dans vos conversations. Je ne suis qu'un murmure insignifiant, un ronron qu'on cesse d'entendre car il est omniprésent. Je vagabonde entre ici & ailleurs. Je suis avec vous & en même temps, je suis avec tout le monde. On écoute mais on ne comprend pas.




Now the sky could be blue
I don't mind #
Without you it's a waste of time

# Posted on Tuesday, 14 July 2009 at 1:37 PM

Edited on Tuesday, 14 July 2009 at 3:04 PM

LET'S HAVE BIZARRE CELEBRATIONS ..

 LET'S HAVE BIZARRE CELEBRATIONS ..









Amandine ( se fête le 9 juillet ), diminutif affectueux d'Amanda, tire son origine du latin amandus, du verbe amare, aimer, et signifie en quelque sorte " la petite affectueuse ". Ce doux prénom, qui évoque une gelée onctueuse et parfumée, a connu, en France, un succès remarquable et imprévu à la fin des années 1980.

# Posted on Wednesday, 08 July 2009 at 8:58 PM

Edited on Wednesday, 08 July 2009 at 9:12 PM

Lazy place.

Lazy place.
Je bois un thé, nous sommes le 8 Juillet.
Mes mains sont glacées, comme en hiver.

& précisément, c'est peut-être parce que cet Été sera plutôt comme un Hiver. On s'attend toujours à des choses magiques & qui nous empliront le coeur de chaleur. D'une chaleur que ni le soleil, ni un gros pull ne peuvent apporter. ( .. ) Mais on finit toujours avec la pluie & le vent comme réponse à toutes ces questions qui se bousculent jusqu'au dehors de notre tête.
L'attente me fait dépérir. Je ne sais plus quoi faire pour tenter de faire bouger cette aiguille des minutes qui semble coller comme de la glu au cadran de ma montre. Les sourires disparaissent, les habitudes disparaissent. Tout disparait, tout s'efface. J'entre dans la phase terminale du déménagement & plus largement, du changement : oui mais non, en faite, j'ai plus envie, alors je freine des quatre fers pour qu'on ne touche à rien, & ça ne marche pas, alors c'est énervant.
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Wednesday, 08 July 2009 at 3:36 PM

Edited on Wednesday, 08 July 2009 at 5:52 PM

Le cul entre deux chaises.

Le cul entre deux chaises.



Zero7 & Ratatat en boucle. J'ai oublié ce que j'ai fais hier soir, je sais juste que c'était follement bien. Que la balançoire en robe ce n'est pas pratique mais très agréable. Que le silence est d'or, vraiment. Quand on danse avec Mélody sur des chansons magiques, en parlant de Paris, & qu'elle à son sourire encadré de rouge à lèvre, j'adore. Mathilde arrive avec sa démarche encore plus hésitante que nous pour nous dire " PU - TAIN - j'en - ai - trop - MARRE ", comme d'habitude. & quand on hurle de rire dans la nuit, qu'on se court après avec nos bouteilles de bière & nos rires déglingués, je sais que j'ai besoin de vous. Vraiment. Pourtant, " carré boiteux ", mais pas tant que ça. On se console avec de la grenadine. Finalement, autant que j'ai besoin de vous, j'ai envie de dire que personne n'est indispensable.

Je m'ennuie. La vie se passe tellement lentement. J'aimerais que ces stupides travaux soit déjà fini, que mes parents décampent chaque week-end de chez moi pour que je puisse fumer dans mon salon à 3h du matin devant MTV. Je dois changer le pneu de mon vélo & j'attends une lettre. & je déteste qu'on ne réponde pas à mes textos.

J'attends qu'il ne reste que vide & ce qu'il y avait Avant. C'est quelque chose qui vous dépasse, tous autant que vous êtes. Vous ne comprendrez jamais, même si je vous explique en long, en large & en travers.

J'attends. Encore une fois. & pour toujours.

# Posted on Tuesday, 07 July 2009 at 3:19 PM

Edited on Tuesday, 07 July 2009 at 7:42 PM